Quand nous avons commencé à concevoir Deloy, la question la plus évidente était où il devait vivre. Une app web était la réponse facile : dashboard propre, déploiement rapide, métriques claires. Mais après avoir passé vingt heures en studio à faire du discovery avec des producteurs, la réponse a changé.
Le studio est un système d'habitudes
Un producteur qui a déjà une routine avec Ableton ne veut pas d'une autre fenêtre ouverte. Il ne veut pas faire des alt-tab entre la session et un navigateur. Chaque interruption du flux coûte. Et les outils qui semblent externes au studio finissent abandonnés, non parce qu'ils sont mauvais, mais parce qu'ils cassent le contexte.
Deloy comme Max for Live
C'est pour ça que Deloy est un plugin Max for Live. Il vit comme un device de plus dans ton rack. Tu l'appelles dans la session, il te répond dans la session, et quand tu fermes Ableton il se ferme avec toi. Il n'y a pas de service à part à retenir, pas de dashboard à regarder, pas de profil à maintenir. C'est un outil qui existe quand tu produis et qui disparaît quand tu ne produis pas.
Ce que nous avons perdu
Vivre dans Ableton n'est pas gratuit. On perd des analytics d'usage fines, on perd de la rapidité pour itérer sur l'UI, on perd certaines intégrations web. Mais on gagne la seule chose qui compte quand un outil de production est évalué sérieusement : qu'il soit utilisé tous les jours sans y penser.
Ce n'est pas de l'idéologie, c'est du respect pour le workflow
Nous ne disons pas que tout outil d'IA musicale doit vivre dans un DAW. Il y a des cas où un dashboard web a du sens — A&R, publishing, sync. Mais le moment créatif, le moment où un producteur est en train de construire, est sacré. Et notre responsabilité est de ne pas l'interrompre.


